Julie perd 180 points sur son dossier de crédit lorsqu’elle fait l’acquisition d’une carte de crédit de quincaillerie…

Julie se rend dans une quincaillerie de Terrebonne pour acheter des gouttières pour la maison de son nouveau conjoint. Au moment de passer à la caisse, la caissière l’informe qu’elle a droit à un rabais de 10% sur son achat. Dans un souci de réaliser une économie, elle adhère à la carte de crédit du magasin. Au moment où elle rencontre le commis du service à la clientèle pour adhérer à la carte, ce dernier lui demande de fournir deux pièces d’identités. Elle coopère sans hésiter.

Le commis complète la demande de crédit en ligne en prenant l’adresse qui figure sur le recto du permis de conduire. Or, Julie avait changé d’adresse et le commis n’a pas pris l’adresse figurant sur l’autocollant au verso du permis de conduire. La demande de crédit a été approuvée instantanément et le commis a informé Julie qu’elle recevrait sa nouvelle carte par la poste.

Conformément à la demande de crédit en ligne, la carte a été envoyée à l’ancienne adresse et par conséquent, des frais annuels de 10$ sur la carte ont été portés au compte. Quelques mois plus tard, Julie se présente à la banque pour une demande de prêt hypothécaire et se voit refuser le prêt à cause de la carte de crédit du magasin.

En effet, l’institution qui gère la carte du magasin a rapporté un R9 pour 10$ sur son dossier de crédit, soit la pire cote de crédit pour un compte. Cette cote fait chuter son pointage à 570.

Elle tente d’expliquer la situation à la banque mais celle-ci ne peut pas changer sa décision. Julie entreprend d’appeler les deux agences de notations financières qui la réfèrent à la compagnie de carte de crédit. Elle appelle donc la compagnie de carte de crédit et se fait dire que le problème vient des agences de crédit. Elle communique même avec la quincaillerie mais en vain, personne ne peut l’aider.

Cette inscription défavorable sur son dossier de crédit restera 6 ans et l’empêchera d’obtenir du crédit auprès d’une banque. Selon ce qu’elle se fait dire par tous, impossible de faire quoi que ce soit pour changer la situation.

Lorsqu’elle a fait appel au BUCC, cette dame était complètement désemparée. Après l’analyse de son dossier, nous avons entamé les démarches en vertu de la Loi sur la Protection des renseignements personnels dans le secteur privé et nous avons obtenu gain de cause après 6 mois de démarches. En effet, l’erreur du commis avait causé un préjudice à la dame qui s’est retrouvée grandement affectée par la situation. La compagnie de carte de crédit a finalement reconnu que l’erreur venait du commis de la quincaillerie. Julie a, par la suite, intenté un recours contre la quincaillerie et a obtenu un dédommagement de 3 000$ dollars.

 

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